Le Zona

Le zona est une maladie virale qui survient par réactivation du virus HVZ (herpès-varicelle-zona). Le zona succède parfois des années à une varicelle dont la guérison a laissé des virus dormants dans les ganglions nerveux. Ces virus peuvent se « réveiller », à la faveur d’une pathologie touchant le système immunitaire (immunodépression à l’occasion d’un cancer, d’une chimiothérapie, du sida, d’un traitement corticoïde au long cours – voire de stress chronique).

INTRODUCTION

On estime que près de 100 % des adultes ont eu la varicelle – seuls 20 % d’entre eux pourront être atteints d’un zona au cours de leur vie, généralement après 60 ans.

Il s’agit d’une éruption cutanée survenant le long d’un nerf ou d’un ganglion nerveux. Toutes les parties du corps peuvent être atteintes mais le plus souvent, l’éruption concerne le thorax ou le visage.

Le zona lui-même guérit généralement en 2 à 4 semaines mais les douleurs (que l’on nomme post- zostériennes) peuvent être violentes et durer des années. Elles sont liées aux dommages nerveux causés par le virus et leur traitement peut s’avérer particulièrement complexe. Le risque de survenue de ces douleurs pourrait probablement être amoindrie par la prise de traitement antiviraux.

D’autres types de complications peuvent survenir, mais elles sont rares : des problèmes oculaires (pouvant aller jusqu'à la cécité), une paralysie du visage, une méningite non

TRANSMISSION DU ZONA

Le zona n’est pas contagieux – toutefois, le liquide présent dans les vésicules contient des particules virales pouvant potentiellement contaminer des personnes n’ayant jamais eu la varicelle. Le contact doit nécessairement passer par une muqueuse (buccale, nasale ou oculaire). C’est dire que les personnes fragiles doivent se tenir à distance (femmes enceintes en raison des risques fœtaux, patients immunodéprimés).

SYMPTÔMES CLINIQUES

Les premiers symptômes consistent en l’apparition de sensations de brûlures ou de picotements sur une zone précise correspondant au trajet d’un nerf (très souvent, il s’agit d’un nerf intercostal). Puis apparaît une rougeur sur cette même zone, suivie d’une éruption 3 à 5 jours plus tard.
Il s’agit de l’éruption de vésicules ressemblant à celles de la varicelle, très prurigineuses, qui vont en quelques jours se dessécher et disparaître en 2 à 3 semaines.
La plupart des patients ressentent des douleurs vives, variables en intensité et en durée, à type de décharges électriques ou de brûlures.

TRAITEMENT

La mise en route précoce d’un traitement antiviral (avant J3) réduirait le risque de survenue des douleurs post-zostériennes.

L’Aciclovir (ZOVIRAX) ou le Valaciclovir (ZELITREX) sont les deux antiviraux les plus utilisés. Ils sont très bien tolérés par voie orale et exposent à peu d’effets secondaires.

En cas de douleurs, les antalgiques peuvent être prescrits : à base de paracétamol dans un premier temps, puis éventuellement des antalgiques de classe II comme le TRAMADOL. La morphine et ses dérivés sont rarement nécessaires à cette étape.

Les antiinflammatoires non stéroïdiens n’ont pas d’indication dans le traitement du zona – les corticoïdes en revanche peuvent être prescrits dans les atteintes sévères.

Les névralgies post-zostériennes peuvent nécessiter, en plus de l’utilisation d’antalgiques usuels, des traitements à base d’antidépresseurs tricycliques, d'antiépileptiques ou d'analgésiques narcotiques, selon l’intensité de la douleur. Une crème anesthésiante (VERSATIS 5 %) peut être appliquée sur la zone douloureuse une fois par jour.


Conseils écrits par le Dr Agnès Gepner

Directrice de l’équipe médicale

Mise en ligne le 28 octobre 2019

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