INTRODUCTION

Le VIH, virus d’immunodéficience humaine, est le virus responsable du SIDA. Il agit en attaquant les défenses immunitaires naturelles, exposant les personnes atteintes à des infections gravissimes et/ou à des cancers, conduisant au décès. Les progrès majeurs de ces dernières années ont permis au sida de passer du statut de pandémie mondiale quasiment constamment mortelle à celui de pathologie chronique très compatible avec une vie normale.

Ces progrès ont porté tout autant sur la prévention que sur la thérapeutique – mais aux dires de la communauté scientifique, de nouvelles contaminations surviennent encore chaque jour dans le monde et le combat n’est pas encore terminé – en raison même de ces progrès impressionnants qui ont banalisé la maladie et conduit de nombreuses personnes à relâcher leur vigilance.

MODES DE CONTAMINATION PAR LE VIH

Le virus est contagieux par le contact sanguin ou muqueux. Les rapports sexuels, les échanges de seringues entre toxicomanes, la grossesse (transmission materno-fœtale) sont autant de situations à haut risque de contamination.

La transmission du virus par les transfusions sanguines a complètement disparu du fait de l’évolution des modes de recueil des dons du sang.

SYMPTÔMES

L’infection par le virus VIH est généralement complètement silencieuse, en dehors d’un syndrome grippal discret, une fatigue ou de troubles digestifs modérés.

Une phase de latence plus ou moins longue (plusieurs mois ou années) et sans aucun symptôme est liée à l’envahissement progressif de l’organisme par le virus.

Puis réapparaissent des signes généraux : fièvre, fatigue, troubles digestifs ou éruption cutanée.

Ultérieurement, et en l’absence de traitement antirétroviral pourront survenir les infections graves (pneumocycstoses, abcès cérébraux, toxoplasmose sévère, etc.), des cancers (lymphomes de Burkitt…) ou des maladies en principe bénignes qui prennent des allures particulièrement sévères.

LE DÉPISTAGE

  • Le préservatif pour protéger les rapports sexuels est essentiel – les jeunes ont malheureusement trop tendance à l’oublier : de plus, le préservatif protège contre toutes les autres infections sexuellement transmissibles (IST).
  • Des seringues à usage unique pour les consommateurs de drogues intraveineuses – et jamais d’échanges de seringues…
  • La prévention de la contamination materno-fœtale passe par le traitement de la mère qui réduit considérablement le risque.
  • Il existe aussi une prévention de la contamination pour les personnes exposées à risque important (travailleurs du sexe notamment) : la PrEP (prophylaxie pré exposition) – qui est différente du traitement post-exposition qui est un traitement à démarrer au plus tôt, qui dure plusieurs semaines, à administrer en cas de contamination très probable (par exemple pour les soignants qui se sont piqués avec une aiguille souillée). Cette PrEP est de plus en plus utilisée – avec succès puisqu’on observe un fléchissement du nombre de nouvelles contaminations.

LE TRAITEMENT

Désormais, les trithérapies antirétrovirales (= association de 3 médicaments) permettent aux patients séropositifs de ramener leur charge virale quasiment à zéro. Ils mènent une vie normale et si leur charge virale est indétectable, ils ne sont plus contagieux.


Conseils écrits par le Dr Agnès Gepner

Directrice de l’équipe médicale

Mise en ligne le 28 octobre 2019